Micronutrition & troubles cardiovasculaires chez la femme

Les femmes non ménopausées et non fumeuses sont relativement protégées des maladies cardiovasculaires comparativement aux hommes d’âge équivalent, en raison du rôle bénéfique des oestrogènes sur la paroi artérielle. Cependant, à la ménopause, les facteurs de risque des troubles cardiovasculaires augmentent sous l’effet d’une tendance à l’élévation de la tension artérielle, de l’augmentation des taux de lipides et d’une insuline qui devient paresseuse.

troubles cardiovasculaires

Les troubles cardiovasculaires sont à l’origine du décès de 8,5 millions de femmes chaque année. C’est donc la première cause de mortalité féminine, comptant pour un tiers de tous les décès. Dans les pays en voie de développement, la moitié des femmes de plus de 50 ans meurent de maladies cardiaques ou d’accidents vasculaires cérébraux.

  • Une femme a un risque de 50 % de mourir de sa première attaque cardiaque, contre 30 % chez un homme ;
  • Chez celles qui ont survécu, 38 % mourront dans l’année suivante, contre 25 % seulement des hommes ;
  • Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont plus mortels chez les femmes que chez les hommes (11 % contre 8,4 %). Chez elles, ils sont alors responsables de près de 3 millions de décès chaque année (1) ;
  • Les maladies cardiovasculaires touchent les femmes en moyenne 10 ans plus tard que les hommes, probablement à cause de l’effet protecteur des oestrogènes avant la ménopause (2) ;
  • Le tabagisme est le risque majeur pour les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux. Aussi, pour les femmes, le risque d’infarctus est multiplié par 1,7 en cas d’une consommation tabagique modérée et par 4 chez les grosses fumeuses (3). De plus, les AVC sont également plus susceptibles de survenir chez les fumeuses que chez les non-fumeuses ;
  • Le tabagisme passif augmenterait le risque cardiovasculaire de 30 % pour les femmes (4) ;
  • L’association pilule-cigarette (plus de 15 cigarettes par jour) multiplie par trois à cinq le risque cardiovasculaire. Au-delà de 15 cigarettes par jour, le risque est multiplié par 20 (5) ;
  • Dès l’arrêt du tabac, l’état de santé s’améliore et le risque cardiovasculaire est considérablement réduit dans les deux années suivantes. Selon l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), un an après le sevrage, le risque cardiovasculaire diminue de moitié et après 15 ans, il approche celui d’un non-fumeur. Selon plusieurs études 5 ans après le sevrage, l’ex-fumeur n’a plus d’excès de risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) (6) ;
  • Les femmes hypertendues ont un risque de maladies cardiovasculaires multiplié par 3,5 par rapport à une femme dont la tension artérielle est normale (7) ;
  • Les femmes diabétiques ont un risque cardiovasculaire multiplié par 8 par rapport à une femme non-diabétique (alors qu’il est seulement multiplié par trois chez les hommes) (8) ;
  • L’inactivité physique double le risque de développer une maladie cardiovasculaire et augmente le risque d’hypertension de 30 %. Elle double également le risque de décès par maladies cardiovasculaires et accidents vasculaires cérébral (9).
  • Une part importante de la population (60 à 85 %) ne pratique pas assez d’activité physique, spécialement les femmes. Pourtant, un peu de sport permettrait de réduire le risque cardiovasculaire (10) ;
  • L’obésité augmente aussi le risque de mort prématurée due à des problèmes cardiovasculaires comme l’hypertension, les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus. L’hypertension, le diabète et l’augmentation du cholestérol sont donc entre deux et six fois plus fréquente chez les femmes fortes. Les données actuelles témoignent d’un nombre plus important d’obèses chez les femmes (11) ;
  • Enfin, il existe une relation entre le stress psychologique et les maladies cardiovasculaires chez les femmes (12). Le stress marital aggraverait le pronostic des femmes souffrant de maladies cardiovasculaires (13).

Sources :

1 – WHO World Health Report 2002
2 – European Heart Journal (2002) 23, 1738-1752.
3 – BMJ 1980; 2: 967-71.
4 – BMJ 1997; 315:973-80.
5 – N Engl J Med 2000;343: 16-22.
6 – BMJ 1998; 317: 962-3.
7 – Cardiology 1990; 77:8-12.
8 – Diabetologia 1995; 38: 487-93.
9 – CDC collaboration center on Physical Activity and Health Promotion, 2000
10 – JAMA 2001; 285: 1447-54.
11 – IOTF, The global epidemic of obesity. 2002
12 – Cardiol Clin 1998; 16 : 103-11.
13 – JAMA 2000; 284: 3008-14

Comment remédier aux troubles cardiovasculaires ?

  • Enrichir son alimentation en oméga 3, dont le rôle n’est plus à démontrer dans la prévention cardiovasculaire ; huiles de colza, de noix, poissons gras, graines de lin …
  • Faire le plein de vitamines B6, B9, B12 pour diminuer de façon significative le taux d’homocystéine. Ce dernier est un facteur de risque important pour les troubles cardiovasculaires. Vous pouvez ainsi saupoudrer votre assiette de germe de blé ou de levure de bière, en intégrant des légumes à feuilles vertes, foie, sardines, laitages …
  • Et ne pas oublier de jeter le sel par-dessus l’épaule : ça porte bonheur ! 

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